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Mon point de vue
28. nov.
2014
Technologie
0

L’impact du passage de Ziad Maalouf sur le développement des Technologies de l’Informations et de la Communication (TIC) au Tchad

La promotion du TIC n’est pas seulement l’affaire de l’Etat. Des volontaires expérimentés s’y mêlent également. Après le fait important marquant l’actualité des technologies au Tchad, le salon des technologies, a été suivi par d’autres activités allant dans le même ordre d’idée à savoir le lancement officiel de l’internet mobile 3G et 4G par les opérateurs de téléphonie Airtel et Tigo.

Lors de la formation des étudiants à l'IFT (Photo Seraphin)
Lors de la formation des étudiants à l’IFT (Photo Seraphin)

En continuant à mener leur combat pour le développement de TIC au Tchad, WenakLabs en compagnie de l’Institut Français du Tchad (IFT) et de l’Atelier de médias de RFI organise des ateliers numériques du 26 au 30 novembre. Cette journée riche en activité, contenant plusieurs conférences-débats et des formations a débuté par une conférence de presse dans la matinée du 26 novembre à la Maison des médias du Tchad. Elle se poursuit ensuite par une visite guidée dans les locaux du collectif  WenakLabs situés aux abords du marché à mil de N’Djamena. Les conférences-débats ont souvent tendance a clôturé les journées. De ce fait, le grand débat placé sous le thème : L’impact des nouvelles technologies sur le développement du Tchad avait fermé les portes de la première journée.

L'assistance au Grand débat
Le conférenciers du grand débat
L'assistance au Grand débat
L’assistance au Grand débat

Ensuite, se succèdent les formations des étudiants, des journalistes et toute personne désireux d’apprendre la technique de la maîtrise du numérique. La plupart des ateliers et des conférences sont animés par Ziad Maalouf, producteur de l’Atelier des médias de RFI.
Les étudiants et les journalistes intéressés au savoir du numérique ne sont pas rentrés bredouille, deux jours de formation en leur honneur a été offertes. Placés sous le thématique de : La place et rôle de la presse tchadienne dans l’émergence des TIC.

Cet atelier numérique comptera terminer par un Barcamp – une rencontre où le public est à la fois conférencier et participant – qui a pour thème central, autour de la fracture numérique. En outre, un tournage de l’émission, Atelier des médias est prévu pour mettre un point à cet évènement.

Ziad n’a pas passé inaperçu pour la jeunesse tchadienne

Pour moi, qui suis bénéficiaire de ces formations, j’ai l’impression que cette journée dynamique dans le domaine des TIC, poussera autant des jeunes à tenir des blogs et les manipuler facilement. Il changera la perception des blogueurs au sein du public ainsi que la donne. Bref, ceci donnera des ailes à nos envies.

On est conscient

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23. nov.
2014
Société
4

Les élèves tchadiens et la langue de Molière

Une école sous l'arbre
Une école sous l’arbre

Les élèves tchadiens, surtout ceux de la terminale, et leur façon de s’exprimer en français me font honte au dos tant qu’ils n’ont pas froid aux yeux. Etant un tchadien, passé par ce stade-là, je m’empresse de meubler ce questionnement : Pourquoi passer 12 ou 13 ans sur le banc de l’école et ne pas savoir bien parler la langue dans laquelle on étudie ?

Les portes des écoles vient de s’ouvrir il y a peu, et les élèves se trouvent déjà face à ce problème qu’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas résoudre : parler en arabe local tchadien en classe. Cette pratique inévitable, depuis toujours, se passe dans les milieux dits nordistes où la langue française est très peu utilisée. Ne dit-on pas souvent que la langue est la première des intelligences ? Pourquoi ces élèves ne justifient-ils pas leur intelligence ?  J’entends dans les examens ‘‘les langues vivantes’’. Une langue, dans ce cas, peut être comme un être vivant. Il faut l’utiliser, l’entretenir pour qu’elle vive toujours.

Revenons à nos moutons, une fois de plus ! Je vois aujourd’hui avec un grand étonnement le fait que les élèves tchadiens de la terminale qui, à quelques mois d’affronter  l’examen du bac, ne savent pas s’exprimer bien en français, langue dans laquelle ils composent le baccalauréat. Souvent, en plein cours, ils parlent entre eux en arabe, et très peu peuvent s’exprimer loyalement avec leurs enseignants.
Problème de communication en classe. Je me demande comment un élève peut bien apprendre ses leçons et réussir à la fin de l’année ?
Dans les cours de nos collèges et lycées, on trouve des groupes d’élèves causant et discutant sur divers sujets d’actualité, mais pourquoi pas en français ? Quand ils essaient de ‘‘consommer’’ la langue française dans ce genre de causerie-débat et qu’un d’entre eux commet un lapsus ou s’exprime maladroitement, ils se moquent de lui bruyamment en lui disant : « tu as massacré des blancs », « tu as massacré le français »… un déluge d’ironies, l’autre pris de peur hésite.

Par contre, dans les milieux dits sudistes, les élèves s’expriment en français haut et fort. Comme à l’accoutumée, ils parlent cette langue à l’école comme à la maison. Ils se ruent tous les après-midi vers les bibliothèques, les centres culturels et les maisons des jeunes qui sont des lieux de brassage ethnique et religieux afin de se cultiver : lire des livres, assister à des concerts musicaux et prendre part à des conférences. Aujourd’hui, ils prônent le respect et l’amour du prochain, et ils rêvent tous d’œuvrer pour le devenir de leur pays. La jeunesse doit suivre un tel exemple pour que Tchad ait plus des jeunes éloquents et ingénieux que de compter sur les ignorants qui prétendent tout connaître et n’œuvre que pour la promotion de leur famille ou leur région.

Les conséquences de ‘‘je suis scientifique’’

Il est d’usage qu’au Tchad les élèves orientés vers séries scientifiques ont tendance à négliger ou réduire à rien le Français et la Philosophie qui, d’après eux sont des matières littéraires. Le constat est fait. Aujourd’hui, dans tous les domaines, on parle mal en français, notamment dans les grandes administrations. Très peu d’intellectuels dans la plateforme pour dénoncer les maux et réclamer le droit du peuple. Pour que ces faits ne reproduisent pas, il faut qu’on sensibilise les jeunes  et les encourager à beaucoup lire.
L’Etat, les enseignants, les parents dans une sphère plus modeste, les élèves éveillés doivent se lever comme un seul homme et combattre ce mal.

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12. nov.
2014
Société
1

A la jeunesse Africaine

Africain et je suis de l’être, noir et je resterai. Je suis venu te parler de la voix de nos ancêtres et de la paix. Je suis attristé par le nombre de morts. Devant ces évènements de douleur, je suis aussi triste que décontenancé. De loin me touche les sanglots particuliers de tous les enfants soldats. Nés pour vivre et non pour souffrir, ils ont offert leur sang aux entrailles de la terre. Enfants soldats, l’innocence coule dans vos veines. Soyez pacifiques !

Jeunesse africaine, un peuple uni, généreux et ardent. Mais ton sang coule toujours, l’âme du courageux est en péril. Le miroir de l’inconscience reflète l’image de ton continent, l’œil de l’esprit du vieillard s’est éteint. Nous sommes les fils du continent. Oublions le passé et fixons un regard vers l’avenir de la mère Afrique.

La voix des ancêtres morts nous rappelle le courage. Peuples allons toujours vers l’unité et la solidarité. Fils d’Afrique, fils inconsolés, il est temps que les massacres s’arrêtent, il est temps de bâtir une nation durable, il est temps de célébrer la paix ! Mais tout cela ne vient que par l’œuvre de la jeunesse ; le pardon, l’union et le courage. Jeunesse africaine sauve la mémoire infaillible de ton continent.  Sois armée de ton courage et de sacrifices, et démasque le visage de cette terre hospitalière des œuvres mutilantes. Prions pour l’unité de ses fils accueillants et animés de vaillance.

Continent d’abondance, de bonheur et d’amour. Berceau de l’humanité, fière terre des hommes invincibles. Les tirailleurs sénégalais ont été victorieux et glorieux, sublimes guerriers d’Afrique et de l’histoire mondiale. Ils ont défendu l’Afrique et tiré les leçons de dignité.
Pleurons nos pères qui ont difficilement et amèrement traversé la mer de la souffrance. Pendant qu’ils s’occupaient des autres, l’Afrique agonise. Ils n’étaient pas prisonniers mais dans leurs corps se dessinaient les traces de la chaîne. La main dure inventait la richesse aux autres mais le continent noir reste toujours pauvre, volé et violé.

Jusqu’où l’injustice et la honte suivront l’Afrique ?

Hommage à toi mère Afrique, à toi la jeunesse garde l’espoir.

Jeunesse africaine sois forte et travailleuse car tu es la force de l’Afrique. L’unité, et le travail caractérisent ta ténacité. Alors debout et à l’ouvrage, ta liberté naîtra de ton courage. Ecoute la voix d’un nègre chantant la liberté : « nous ne sommes pas encore libres, nous avons seulement atteint la liberté d’être libres ». Suivront la voix qui dénonce l’injustice.

Peuples d’Afrique, pourquoi nous dinons toujours avec injustice ? Pourquoi sur nos visages coulent les larmes de deuil ? Ce sont les larmes de la guerre, de la famine, de la détresse, de la peine, de l’injustice, de la maltraitance, de la trahison, de la violence, des mères dont les enfants sont volés et violés.

Peuples d’Afrique, nous ne sommes pas la statue de la misère. Que l’Afrique ne soit pas l’image de la mélancolie.
La jeunesse est la force de l’âme, sois la lance du fer du continent.
Jeunesse africaine, dormante et inconsciente, réveille-toi, la lutte continue. N’oublie pas que le prix de la liberté c’est l’abnégation.  Jeunesse africaine sois solidaire et courageuse pour que le pacte soit signé, le prisonnier de guerre soit libéré, le coupable soit pardonné. Que la colombe représente vraiment la paix.

Avant de clore cette petite note, je permets d’adresser mes condoléances les plus attristées à ceux qui sont morts pour la cause de leur Patrie. Mes condoléances les plus sincères à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur libération. Mes condoléances à tous les hommes de la presse morts en exercice de leurs travaux. Mes condoléances à Ghislaine Dupont et Claude Verlon tués pour la cause africaine !

Que Dieu entende vos voix d’innocence !

Je crois que l’Afrique trouvera sa beauté dans l’entente de ces filles et fils.

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Article : Les choses vont de mal en pis
Société
1
09/11/2014

Les choses vont de mal en pis

Abeche_marché

Situé au centre de l’Afrique, le Tchad ayant longtemps vécu les affres de la guerre et de toutes sortes de violence, n’a pas pu sortir de l’ornière et continue d’une manière ou d’une autre à souffrir.
L’esprit belliqueux des Tchadiens a déconstruit le pays, l’a largué à la dernière place qui est d’ailleurs à plaindre. Les conflits effrénés politico-militaires ont à plusieurs reprises effleurés nos âmes.

Ayant vécu la partie hostile de l’histoire de mon pays, permettez-moi de vous livrer mes impressions.
A peine sortis de la guerre aux grandes vicissitudes, les Tchadiennes et les Tchadiens ne retrouvent pas encore le véritable salut et entament une autre page de l’histoire d’autant plus douloureuse qu’avant.
A première vue, le peuple tchadien qui a conquis sa terre et son droit, a souffert d’une pénurie inéluctable de carburant depuis environ un mois.

Je vous rappelle que le gouvernement – lors de sa déclaration – affirmait que la société pétrolière de raffinage est en révision mais elle a suffisamment stocké les produits pour satisfaire la population pendant la période de la maintenance. Mais faute aux commerçants mal intentionnés qui veulent à leur tour stocker les produits, devenus rares par la suite.

Pour mémoire, le Tchad avait déclaré le discours de son indépendance (11 août 1960) sous une lampe torche et peut-être qu’il veut aussi finir de la sorte. Avec de délestage intempestif d’électricité,  6 sur 10 Tchadiens utilisent de groupes électrogènes sur la devanture de leur maison  de 18 heures à 23 heures (le plus souvent). L’occasion pour les braqueurs et les délinquants d’en profiter pour tuer des innocents dans cette ville obscure. Les clandomens (les conducteurs de moto taxi) sont des victimes habituelles. Si on voit le bilan de ces trois dernières années, plus de 20 motocyclistes sont annuellement tués par des armes à feu. Toutes les familles tchadiennes sont devenues victimes de braquage. Ce n’est un secret pour personne, le constat est réel et nul ne peut l’ignorer. Place à la cherté de la vie, aux prix des produits qui sont aujourd’hui doublement voire triplement augmentés. Le Tchad d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui. Que se passera-t-il demain ?

Le Tchad est devenu la piaule de l’arnaque policière, de l’escroquerie, de l’insécurité…

La perte presque totale des pédales de notre système éducatif. La baisse de niveau pèse lourdement sur les élèves et étudiants de cette future vitrine de l’Afrique. Le manque d’infrastructures scolaires et des personnels enseignants de profil requis bat son plein. Les écoles de formateurs sont abandonnées aux plus abrutis pour le simple fait qu’elles ne sont pas un champ de lucre. Cela est aussi dû à la mauvaise gestion des affaires de l’Etat, à la mauvaise gouvernance et aux béni-oui-oui.

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02. nov.
2014
Politique
1

Blaise s’en est allé

Le désormais ancien chef d’Etat burkinabé, Blaise Compaoré vient de quitter son fauteuil présidentiel, suite à un soulèvement populaire. Une révolution qui va à l’encontre de son envie de vouloir modifier la constitution de la République.
Ces émeutes de trois (3) jours ont mis un terme à son pouvoir à la tête du Burkina Faso, depuis 1987, après l’assassinat de Thomas Sankara. Il quitte le Burkina et prend le chemin menant au Ghana, dit-on.  Cette révolution dramatique a coûté autant de vie, mais a mit fin à une règne aussi autocratique que dictatoriale.  

Après 27 ans d’accrochage au pouvoir, Blaise est pris pour un despote par certains, un tyran par d’autres, ce socle du régime dictatorial, en dépit de toutes ces répressions, intimidations, bafouillages…, prouve au peuple qu’il maîtrise le jeu de la politique démocratique, en voulant une fois de plus gommer l’article 37 de la constitution pour pouvoir briguer un autre mandat.

Ce qui n’est pas du goût des hommes intègres. Il est vrai que je ne suis pas un burkinabé, mais je sais qu’un peuple instruit n’est pas aisément manipulable. Blaise Compaoré s’est permis de bafouer les droits de l’homme, de falsifier à chaque fois les élections, de maintenir la population loin de l’instruction. Il a souvent remporté ses élections avec des suffrages inconcevables.

Pour le tchadien que suis, je ne peux pas me flatter de dresser correctement un bilan cohérent de cette personne. Mais en basant sur ses passés, je me permets d’élucider certains points. Ce dernier a toujours été un homme égoïste à l’égard des intérêts de son peuple, et veut à tout prix conserver le trône. Il cherche à diviser les peuples pour mieux les gouverner. Ces critères mettent nettement à jour son caractère dictatorial d’un chef d’Etat.

C’est de là que la population burkinabè l’a vite compris et s’est massivement soulevé ce mercredi dernier. Ces troubles liés au projet de révision constitutionnelle ont durés pendant quelques jours. Les émeutiers dans la journée du 30 octobre avaient dévasté et calciné les locaux du Parlement, avec pour slogans « Blaise dégage » et « La patrie ou la mort » de Sankara.
Face aux gaz lacrymogènes, et aux jets d’eau chaude, les manifestants ont tenu à résister aux ripostes de l’armée et avaient atteint leur objectif. Les résultats ont donné plus de trente (30) morts et de centaine de blessés.
Blaise avait décrété en fin de journée, un état d’urgence et la dissolution de son gouvernement afin de baisser la tension, et essayé par la même occasion de pourparlers avec l’opposition. Ce n’est pas une question de négociations pour les révolutionnaires, il s’agit d’un départ pur et simple de Blaise Compaoré.
Dans la matinée du 31 octobre, les nouvelles du départ du président sont tombées aux oreilles de tout le monde. Il a pris la direction du Ghana voisin, une information qui reste à confirmer.
Pour les intellectuels africains et spécialistes de l’actualité qui ont vécu cet événement, beaucoup d’entre eux disent que ceci est un « signal fort » à tous les chefs d’Etats qui aiment s’éterniser au pouvoir et modifier de temps en temps la constitution, pour leur permettre de se présenter à des élections.

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31. oct.
2014
Société
0

Ebola, Ebola, Ebola crie le monde

Dénommé en référence d’une rivière passant près de la ville zaïroise de Yambaku, c’était à l’hôpital de cette localité que la première personne a été diagnostiquée séropositive de l’Ebola, en 1976.
Une maladie due à un parasite du genre Ebolavirus, qui multiplie très rapidement d’agents pathogène sur le corps dont elle est présente. L’origine de l’infection remonte à la consommation de viande de certains animaux tels que le singe et la chauve-souris. L’Ebola est un virus commun dans des endroits du monde d’où il n’a pas encore atteint l’Europe, la maladie d’origine africaine s’étant diffusée jusqu’aux Etats-Unis. Son période d’incubation varie entre 2 et 21 jours.

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A mes connaissances des choses, de prime abord, état grippal avec des douleurs musculaires, des fièvres, des vomissements, des diarrhées, une fatigue maladive après déclaration des symptômes.
Aujourd’hui, la fièvre hémorragique prend de l’ampleur en tuant plus de 5000 personnes depuis son identification. Surtout avec un accent plus élevé en Afrique de l’ouest. Les médias nous apprennent ainsi, les pays le plus menacés sont le Liberia, avec plus ou moins 5000 morts, la guinée forestière et la Sierra Leone lui talonnent sur la statistique.
A cause de cette épidémie, l’économie guinéenne est en chute libre, les prix des denrées sont en baisse. Très inquiète, la Sierra Leone quant à elle avait organisé de teste à la population de porte à porte sur toute l’étendue du territoire.
Avec sa vitesse faramineuse de contagiosité, l’Ebola demeure la parasitose la plus mortelle depuis son apparition. Actuellement hors contrôle, les humanitaires et les personnels soignants sont extrêmement dépassés.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait dit prévoir plusieurs de nouveaux cas dans le pays très fragile.   
Une des particularités de cette fièvre est la brutalité, ses attaques aux tissus conjonctifs.  Provocant des pétéchies résultant d’hémorragie sous-cutanées, faisant des taches rouges sur la peau.
A part les trois (3) pays ci-haut cités, grièvement menacé, tant d’autres ne sont pas à l’abri. En l’occurrence du Nigeria, 7 cas de décès, le Mali avec une seule victime et l’intrusion d’un malade guinéen au Sénégal.

le virus d'Ebola
le virus d’Ebola

L’Organisation des  Nations-Unis (ONU) face à l’Ebola

L’ONU n’a pas manqué de multiplier les appels au secours de la part de gouvernement, des organisations non gouvernementales et du secteur privé, en convoquant une réunion internationale par la voix de son Secrétaire Général Ban Ki-Moon, fin septembre dernier à New York.  Des spécialistes du domaine sanitaire ne cessent également de nous prodiguer des conseils à éviter la contamination interhumaine du virus. Ne pas s’approcher des malades et des morts d’Ebola. De même que le cadavre animal peut transmettre la maladie.

Ebola et ses effets ridicules au Tchad

Des rumeurs se sont circulés et font laver la population avec de l’eau salée. A la mi-août, une information non vérifiée est nuitamment arrivée. A peine, je venais de me coucher, j’entendis quelqu’un frapper à la porte. C’était un voisin qui m’avait appris la nouvelle bruyante. Il me parlait de la présence du virus Ebola au Tchad. Et pour prévenir il faut se laver avec de l’eau contenant du sel. Les nouvelles poursuivaient leur chemin jusqu’au petit matin, à la mi-journée, la présidence de République a tenu à démentir formellement l’information bouleversante. En déclarant que c’est une invention d’un commerçant qui peine à vendre son produit qui avait divulgué ce scoop faisant un écho au Tchad.

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24. oct.
2014
Technologie
6

JerryClan Tchad : un ordinateur à partir de rien

Le Jerry Do It Together est une initiative internationale qui a vu le jour en France. Un projet qui vise à redonner une vie aux ordinateurs recyclés, en utilisant des pièces informatiques issues de la récupération et des jerrycans. Il a pour vocation d’ouvrir et de démocratiser les savoirs par la réappropriation grâce à la déconstruction, l’étude et le détournement d’usage.

C’est de là que naissent plusieurs JerryClan dans différents pays ainsi qu’au Tchad. Le JerryClan Tchad est une communauté à la fois innovante et mouvementée avec un espace d’échange, de partage, de recherche et d’initiation aux projets. Créé aux réalités africaines pour faciliter la transmission et la circulation d’un savoir libre et produire des jerry à partir des ordinateurs usagers, il a pour objectif de soutenir des démarches innovantes et toutes actions qui vont dans le sens du développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
Le jerry c’est un ordinateur que l’on monte soi-même avec des objets récupérés et du matériel informatique, assemblés dans un jerrican de 20litres, sur lequel un logiciel libre est implémenté. On a besoin d’une carte mère, d’un disque dur, d’une alimentation et d’un bidon pour avoir un jerry.
Avec le jerry, l’utilisateur devient hacker/artiste/designer de son propre ordinateur en le rendant sympathique, convivial et « familier ».

Vivez cette initiative en images :

P1
Des membres du JerryClan Tchad, lors d’une séance de travail à l’Institut français du Tchad (IFT).

 

Les techniciens au cours de nettoyage des composants issus de récupération.
Les techniciens au cours de nettoyage des composants issus de récupération.

 

Des unités centrales décapotées.
Des unités centrales décapotées.

 

Une carte mère nécessitant de nettoiement.
Une carte mère nécessitant du nettoiement.

 

Ici, on trouve de gauche à droite, Korom Mahamat, Saddrack Djérabé, Daronoudji Omdel Serge, des geek au service de la maintenance.
Ici, on trouve de gauche à droite, Korom Mahamat, Saddrack Djérabé, Daronoudji Omdel Serge, des geek au service de la maintenance.

 

assis en face à gauche, Klamadji électronicien, responsable du laboratoire du JerryClan Tchad, tient entre ses mains une carte mère opérationnelle. A droite, Serge, entretien un disque dur sata.

 

 

Récupération des composants électroniques recyclés.
Récupération des composants électroniques recyclés.
Analyse d’un jerry.
Analyse d’un jerry.
Diagnostic d’une carte mère.
Diagnostic d’une carte mère.
 Identification des matériels récupérés.
Identification des matériels récupérés.
Découpage du jerrican auquel seront installés les composants.
Découpage du jerrican auquel seront installés les composants.
Lavage du bidon découpé.
Lavage du bidon découpé.
Un technicien entrain de coudre le jerrycan.
Un technicien en train de coudre le jerrycan.
Saddrack, ingénieur informaticien, membre du JerryClan Tchad.
Saddrack, ingénieur informaticien, membre du JerryClan Tchad.
Un jerry déjà opérationnel. Il ne reste qu’à branché un écran.
Un jerry déjà opérationnel. Il ne reste qu’à brancher un écran.
A présent le jerry tourne sur un système libre.
A présent le jerry tourne sur un système libre.
  Lors d’une séance de démonstration à l’IFT de N’Djamena (Avril 2014).

Séance de démonstration à l’IFT de Ndjamena (avril 2014).
Le JerryClan présente ses activités aux participants de la 3eme édition de la journée du logiciel libre, à la Bibliothèque Nationale du Tchad (BNT).
Le JerryClan présente ses activités aux participants de la 3e édition de la journée du logiciel libre, à la Bibliothèque nationale du Tchad (BNT).
Lors d’un workshop, à la fin d’un atelier de formation en blogging, à la Maison des Medias du Tchad.
Lors d’un workshop, à la fin d’un atelier de formation en blogging, à la Maison des Médias du Tchad.
Workshop à la BNT.
Workshop à la BNT.
Workshop à la BNT.
Workshop à la BNT.
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21. oct.
2014
Société
2

Les jeunes filles et l’exode rural

Pour le Ndjamenois que je suis, je considère l’exode rural comme étant un fléau. C’est un phénomène répandu,  pratiqué pour la plupart par des ruraux à la recherche du bien-être social dans les grandes agglomérations.

Crédit photo/ creativecommons
Crédit photo/ creativecommons

Longtemps, c’est un domaine réservé uniquement aux hommes et aux femmes très âgées. Mais depuis quelques années, des jeunes filles sont aussi attirées par le goût de la vie citadine. Le spectacle qu’offrent ces adolescentes dans nos quartiers est impressionnant. Appelées « fonctionnaires de la rue de 40 » du nom d’un quartier réputé pour sa classe sociale moyenne, ces filles sont à la recherche du travail domestique. Elles vivent dans des conditions lamentables en ville. Dans des chambres de location à la périphérie de la capitale, elles se regroupent avec des garçons avec qui elles quittent parfois les villages.
Sur le chemin du  ¨ travail ¨, dans la rue, comme des bonnes villageoises, elles marchent en grappes à la queue leu-leu. C’est très tôt le matin qu’elles se lèvent, effectuant des longues distances vers les différents quartiers. Elles offrent leurs services de travaux ménagers ou de nounou aux ménages aisés contre un salaire de misère. S’ajoutent aussi les multiples exactions dont sont victimes ces jeunes filles notamment des cas de viol.

Mineures pour la plupart, elles sont soumises à une corvée qui frise l’esclavage. Abusées physiquement, ces filles ne rentrent que tard dans la soirée à la merci des délinquants sexuels, braqueurs et autres.
Et pourtant dans ce pays, on ne cesse de parler du travail de mineur ou de la protection des enfants.

Si je me permets de poser la question, qu’attend le ministère des Affaires sociales pour prendre son rôle au sérieux ? Où sont les organisations non gouvernementales ?
En principe, ce ministère qui est au courant de ce grand risque doit monter au créneau et mettre fin aux calvaires de ces jeunes filles en quête d’un eldorado.

Tout passe comme si les institutions de la République, les partenaires au développement et les associations de défense des droits de l’homme ferment les yeux ou deviennent des simples spectateurs.

En attendant, les ménages aisés s’en profitent pour user ces jeunes filles. Ils préfèrent les garder, les exploiter que de les voir poursuivre leurs études.

On est pourtant conscient

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10. oct.
2014
Actualité
1

La rentrée scolaire: l’un des marronniers les plus typiques en communication

Source ph/ creative commons
Source ph/ creative commons

Prise pour une période où les élèves débutent une nouvelle année scolaire et reprennent le chemin de  l’école. La rentrée scolaire se pointe à l’horizon, un peu partout dans le monde. Elle vient de commencer, ici au Tchad, mais c’est ne pas encore complète. Ce mauvais départ est dû à des multiples causes. A moins que dans les grandes villes du pays beaucoup d’écoles l’ont déjà fait.  

D’habitude, la rentrée talonne les grandes vacances dites « la pause estivale ». Elle oscille en Afrique selon les systèmes éducatifs : de juillet à août pour les anglophones et de septembre à octobre pour les francophones.
Ce moment précis est alors affilié à la reprise de plusieurs autres activités ralenties au cours de vacances. Toutefois, la rentrée scolaire peut aussi se faire en mars, si nous prenons le cas de la Corée du sud et du Japon.

Cet évènement souvent chaperonné par de reformes des rythmes scolaires, il nécessite  beaucoup du travail. Il implique d’abord, une rentrée administrative en avance que celle des élèves. Certaines formalités doivent être réglées, pour pouvoir accéder dans une école particulière.
De l’aide sociale peut être mise à la disposition des enfants issus de familles nombreuses qui n’ont pas de quoi à subvenir.
Les frais d’inscriptions et des réinscriptions sont fréquemment réduits, pour favoriser la scolarisation des enfants. Cette allocation, assignée jusqu’à bas coût, est la politique des Etats pour rehausser le taux de la scolarisation.

Comme la routine, liée aux activités marchandes, la rentrée de classes fait acte d’une grande vente de fournitures. Des enfants et adultes tiennent en main des cahiers, des sacs à dos et à main, des écritoires etc. Et parfois même de vêtements en guise d’uniforme scolaire et descendent dans les écoles primaires, les lycées, les instituts et les universités.
Tant d’autres activités ludiques sont aussi basées sur le calendrier scolaire, telles que : les abonnements aux théâtres, aux clubs de sports, dans des bibliothèques…
La rentrée scolaire n’est pas seulement l’affaire des élèves et des étudiants, une partie non négligeable de la population se mêle également à ce mouvement.

Les écoles tchadiennes et les entraves

« La nouvelle école tchadienne, ce sera le cadre de brassage des tchadiens où seront enseignés l’écriture et les valeurs morales de tolérance et de respect », affirme une autorité de la région de Salamat. Laissez-moi la latitude de vous dresser un petit  bilan de notre système d’éducation.
Lancée officiellement le 1er octobre de chaque année, la reprise de cours n’est toujours pas effective. Mais ces circonstances n’est pas le cas de toutes les écoles, certains ont bien respecté cette date, tout en voulant achever le programme établi dans leur agenda.
Si on essaye de voir le cas du Tchad, c’est ne pas facile de prendre le chemin de l’école comme prévu. Il y a l’enclavement dans certaines zones qui peuvent vraiment bouleverser au démarrage. Même si les élèves sont en place, les enseignants qui passent les vacances en famille n’ont l’accès pour regagner à temps leur poste. Ainsi qu’au village, les parents ne libèrent pas les enfants avant la moisson. Pas si c’est simple que ça, beaucoup d’écoles sont envahi par la pluie, ceci est même pour certains établissements de la ville de N’Djamena.

On est conscient

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Auteur·e

L'auteur: MAHAMAT NOUR
Mahamat Nour est un entrepreneur passionné, un cinéphile engagé et un fervent amateur de littérature. Animé par un esprit créatif et une volonté constante de transformer ses idées en projets concrets, il a su combiner son amour pour l'entrepreneuriat avec une curiosité profonde pour les récits et les expériences humaines. Inspiré par la richesse des histoires que le cinéma et la littérature offrent, Mahamat Nour voit en ces deux arts des outils puissants pour transmettre des émotions, éveiller des consciences et encourager l'innovation. Son parcours est marqué par une quête constante de développement personnel et d'impact social, des valeurs qui se reflètent dans ses initiatives entrepreneuriales et son approche de la narration. Avec une vision tournée vers l'avenir, il ambitionne de bâtir des projets qui allient créativité, impact et durabilité, tout en continuant à s'inspirer des grandes œuvres littéraires et cinématographiques qui enrichissent sa réflexion et nourrissent son imagination.

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